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'Néolithique' 
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Titre : Le Néolithique dans les Ardennes Type de document : texte imprimé Auteurs : Clément Marolle, Auteur ; Jean-Georges Rozoy (1922-2019) , Auteur
Importance : 3 p. Présentation : ill. Format : 21 cm Langues : Français (fre) Catégories : Entités temporelles:Périodisations:Préhistoire:Néolithique
Lieux:Entités actuelles:Europe:France:France métropolitaine:Grand-Est:Département des ArdennesTags : Ardennes Néolithique Le Néolithique dans les Ardennes [texte imprimé] / Clément Marolle, Auteur ; Jean-Georges Rozoy (1922-2019), Auteur . - [s.d.] . - 3 p. : ill. ; 21 cm.
Langues : Français (fre)
Catégories : Entités temporelles:Périodisations:Préhistoire:Néolithique
Lieux:Entités actuelles:Europe:France:France métropolitaine:Grand-Est:Département des ArdennesTags : Ardennes Néolithique Exemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité aucun exemplaire Exemplaires (1)
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 1240 INS 006 Livre Bibliothèque Mobilier métallique Exclu du prêt L'activité minière préhistorique dans le Nord-Est de la péninsule Ibérique. Etude sur la Coveta de l'Heura et l'exploitation du cuivre à la Solana des Bepo (Tarragone, Espagne) / Rafel, Nuria in Bulletin de la Société Préhistorique Française, T. 113 n°1 (Janvier-Mars 2016)
[article]
Titre : L'activité minière préhistorique dans le Nord-Est de la péninsule Ibérique. Etude sur la Coveta de l'Heura et l'exploitation du cuivre à la Solana des Bepo (Tarragone, Espagne) Type de document : texte imprimé Auteurs : Rafel, Nuria, Auteur ; Montero Ruiz, Ignacio, Auteur ; Soriano, Ignacio, Auteur ; Delgado-Raak, Selina, Auteur Année de publication : 2016 Article en page(s) : pp. 95-130 Langues : Français (fre) Catégories : Entités temporelles:Périodisations:Préhistoire:Néolithique
Entités temporelles:Périodisations:Âge des métaux:Chalcolithique
Entités temporelles:Périodisations:Âge des métaux:Âge du BronzeLa chronologie de l'âge du Bronze faisant référence est celle de J.-J. Hatt « Nouveau projet de chronologie pour l’âge de bronze en France » in : Bulletin de la Société préhistorique française, p. 304-306, 1958, vol. 55, no 5-6. (fr)Tags : mine outils macrolithiques miniers isotopes métallurgie Néolithique Chalcolithique récent âge du Bronze grotte funéraire cuivre bronze Résumé : Cet article présente le résultat d’une étude détaillée de la mine de la Solana del Bepo (Tarragone, Espagne), ainsi que du site archéologique de la Coveta de l’Heura qui lui est lié. Ces deux gisements, découverts peu après les années 1950, n’avaient été étudiés que de façon très générale. Ces études ne résolvaient pas les questions en rapport avec les vestiges qui y ont été retrouvés. D’un point de vue méthodologique, notre étude tient compte des aspects archéologiques, historiques et archéométriques, ce qui permet de situer la mine dans son contexte. Nous ne disposons pas de données chronologiques directes du site de la Solana del Bepo, puisque les nombreux objets macrolithiques destinés à l’extraction minière qui y ont été retrouvés ont bénéficié seulement d’un faible diagnostic de ce point de vue. Nous pouvons, en revanche, dater le site voisin de la Coveta de l’Heura entre le Chalcolithique récent et le Bronze ancien et moyen. D’autre part, la caractérisation isotopique des mines du bassin du Montsant, dont la Solana del Bepo fait partie, et leur comparaison avec les analyses d’isotopes pratiquées sur des vestiges de la région, permettent d’affirmer que l’exploitation minière du bassin pendant la Préhistoire est une réalité démontrable. Les instruments d’exploitation minière récupérés à la Solana del Bepo sont constitués d’un ensemble de 81 outils macrolithiques, dont la plupart sont des pics avec un degré élevé d’élaboration, et qui présentent dans leur grande majorité des dispositifs d’emmanchement. La Coveta de l’Heura a été utilisée, entre autres fonctions, comme grotte funéraire, atelier de confection de pointes de flèches en silex et atelier métallurgique. Ses caractéristiques matérielles correspondent pour la plupart au Chalcolithique récent, ce qui a été corroboré par une datation au 14C, et en raison de ses similarités avec les groupes languedociens de la fin du Néolithique.
Concernant ce dernier aspect, il convient de mentionner la présence de formes céramiques qui ont un lien évident avec les groupes chronoculturels du Véraza-Fontbouïsse, ainsi qu’une perle en plomb – un élément très caractéristique de Fontbouïsse – élaborée cependant avec du métal du bassin minier de Molar-Bellmunt-Falset, géographiquement proche de celui du Montsant. Si nous considérons la région que nous étudions dans le contexte du Nord-Est de la péninsule Ibérique, il est évident que c’est la zone qui dispose du plus grand nombre de preuves d’activités minières et métallurgiques pour la période qui englobe le Chalcolithique récent (2800-2300 cal. BC) et le Bronze ancien et moyen (2300-1300 cal. BC). Concernant la première période, il conviendrait d’y inclure les preuves d’exploitation de minerai des bassins miniers du Montsant et de Molar-Bellmunt-Falset, constituées respectivement par les haches plates en cuivre de la Cova M d’Arbolí et par la perle en plomb de la Coveta de l’Heura. Les sept vases à réduire les minerais de cuivre découverts se placent chronologiquement dans un moment indéterminé de cette frange temporelle (2800-1300 BC). Le poignard aux trois rivets de la Cova de la Font Major (L’Espluga de Francolí), daté de ca 1850 cal. BC, a été élaboré avec du minerai de cuivre du Montsant, ce qui certifie son exploitation entre le Bronze ancien et le Bronze moyen. D’autre part, la découverte récente d’une nouvelle mine préhistorique dans le bassin du Montsant, la mine de la Turquesa ou del Mas de les Moreres, en cours d’étude, a permis le mise au jour de nouveaux outils miniers et fourni de nouvelles données analytiques, aussi bien du point de vue de la composition que de l’isotopique, qui permettent une meilleure caractérisation de l’exploitation minière du Nord-Est de la Péninsule Ibérique.
in Bulletin de la Société Préhistorique Française > T. 113 n°1 (Janvier-Mars 2016) . - pp. 95-130[article] L'activité minière préhistorique dans le Nord-Est de la péninsule Ibérique. Etude sur la Coveta de l'Heura et l'exploitation du cuivre à la Solana des Bepo (Tarragone, Espagne) [texte imprimé] / Rafel, Nuria, Auteur ; Montero Ruiz, Ignacio, Auteur ; Soriano, Ignacio, Auteur ; Delgado-Raak, Selina, Auteur . - 2016 . - pp. 95-130.
Langues : Français (fre)
in Bulletin de la Société Préhistorique Française > T. 113 n°1 (Janvier-Mars 2016) . - pp. 95-130
Catégories : Entités temporelles:Périodisations:Préhistoire:Néolithique
Entités temporelles:Périodisations:Âge des métaux:Chalcolithique
Entités temporelles:Périodisations:Âge des métaux:Âge du BronzeLa chronologie de l'âge du Bronze faisant référence est celle de J.-J. Hatt « Nouveau projet de chronologie pour l’âge de bronze en France » in : Bulletin de la Société préhistorique française, p. 304-306, 1958, vol. 55, no 5-6. (fr)Tags : mine outils macrolithiques miniers isotopes métallurgie Néolithique Chalcolithique récent âge du Bronze grotte funéraire cuivre bronze Résumé : Cet article présente le résultat d’une étude détaillée de la mine de la Solana del Bepo (Tarragone, Espagne), ainsi que du site archéologique de la Coveta de l’Heura qui lui est lié. Ces deux gisements, découverts peu après les années 1950, n’avaient été étudiés que de façon très générale. Ces études ne résolvaient pas les questions en rapport avec les vestiges qui y ont été retrouvés. D’un point de vue méthodologique, notre étude tient compte des aspects archéologiques, historiques et archéométriques, ce qui permet de situer la mine dans son contexte. Nous ne disposons pas de données chronologiques directes du site de la Solana del Bepo, puisque les nombreux objets macrolithiques destinés à l’extraction minière qui y ont été retrouvés ont bénéficié seulement d’un faible diagnostic de ce point de vue. Nous pouvons, en revanche, dater le site voisin de la Coveta de l’Heura entre le Chalcolithique récent et le Bronze ancien et moyen. D’autre part, la caractérisation isotopique des mines du bassin du Montsant, dont la Solana del Bepo fait partie, et leur comparaison avec les analyses d’isotopes pratiquées sur des vestiges de la région, permettent d’affirmer que l’exploitation minière du bassin pendant la Préhistoire est une réalité démontrable. Les instruments d’exploitation minière récupérés à la Solana del Bepo sont constitués d’un ensemble de 81 outils macrolithiques, dont la plupart sont des pics avec un degré élevé d’élaboration, et qui présentent dans leur grande majorité des dispositifs d’emmanchement. La Coveta de l’Heura a été utilisée, entre autres fonctions, comme grotte funéraire, atelier de confection de pointes de flèches en silex et atelier métallurgique. Ses caractéristiques matérielles correspondent pour la plupart au Chalcolithique récent, ce qui a été corroboré par une datation au 14C, et en raison de ses similarités avec les groupes languedociens de la fin du Néolithique.
Concernant ce dernier aspect, il convient de mentionner la présence de formes céramiques qui ont un lien évident avec les groupes chronoculturels du Véraza-Fontbouïsse, ainsi qu’une perle en plomb – un élément très caractéristique de Fontbouïsse – élaborée cependant avec du métal du bassin minier de Molar-Bellmunt-Falset, géographiquement proche de celui du Montsant. Si nous considérons la région que nous étudions dans le contexte du Nord-Est de la péninsule Ibérique, il est évident que c’est la zone qui dispose du plus grand nombre de preuves d’activités minières et métallurgiques pour la période qui englobe le Chalcolithique récent (2800-2300 cal. BC) et le Bronze ancien et moyen (2300-1300 cal. BC). Concernant la première période, il conviendrait d’y inclure les preuves d’exploitation de minerai des bassins miniers du Montsant et de Molar-Bellmunt-Falset, constituées respectivement par les haches plates en cuivre de la Cova M d’Arbolí et par la perle en plomb de la Coveta de l’Heura. Les sept vases à réduire les minerais de cuivre découverts se placent chronologiquement dans un moment indéterminé de cette frange temporelle (2800-1300 BC). Le poignard aux trois rivets de la Cova de la Font Major (L’Espluga de Francolí), daté de ca 1850 cal. BC, a été élaboré avec du minerai de cuivre du Montsant, ce qui certifie son exploitation entre le Bronze ancien et le Bronze moyen. D’autre part, la découverte récente d’une nouvelle mine préhistorique dans le bassin du Montsant, la mine de la Turquesa ou del Mas de les Moreres, en cours d’étude, a permis le mise au jour de nouveaux outils miniers et fourni de nouvelles données analytiques, aussi bien du point de vue de la composition que de l’isotopique, qui permettent une meilleure caractérisation de l’exploitation minière du Nord-Est de la Péninsule Ibérique.Un âge d'argent. Premiers agriculteurs et premiers métallurgistes dans le sud-est de l'Espagne. La collection "Siret" des Musées royaux d'art et d'histoire / Nicolas Cauwe
Titre : Un âge d'argent. Premiers agriculteurs et premiers métallurgistes dans le sud-est de l'Espagne. La collection "Siret" des Musées royaux d'art et d'histoire : Catalogue de l'exposition au Musée du Malgré-Tout à Treignes (Belgique) du 26 janvier au 31 août 2003 Type de document : texte imprimé Auteurs : Nicolas Cauwe, Éditeur scientifique Editeur : Treignes [Belgique] : Centre d'études et de documentation archéologique (CEDARC) Année de publication : 2003 Collection : Guide Archéologique du Malgré-Tout Importance : 1 vol. (64 p.) Présentation : ill. Format : 26 cm ISBN/ISSN/EAN : 978-2-87149-046-3 Langues : Français (fre) Catégories : Entités temporelles:Périodisations:Préhistoire:Néolithique
Entités temporelles:Périodisations:Âge des métaux:Âge du BronzeLa chronologie de l'âge du Bronze faisant référence est celle de J.-J. Hatt « Nouveau projet de chronologie pour l’âge de bronze en France » in : Bulletin de la Société préhistorique française, p. 304-306, 1958, vol. 55, no 5-6. (fr)
Entités temporelles:Périodisations:Âge des métaux:Chalcolithique
Entités immatérielles:Méthodes:Technique de fabrication:Métallurgie:Transformation du métal
Lieux:Entités actuelles:Europe:EspagneTags : Espagne Néolithique Chalcolithique âge du Bronze agriculture céramique métallurgie Un âge d'argent. Premiers agriculteurs et premiers métallurgistes dans le sud-est de l'Espagne. La collection "Siret" des Musées royaux d'art et d'histoire : Catalogue de l'exposition au Musée du Malgré-Tout à Treignes (Belgique) du 26 janvier au 31 août 2003 [texte imprimé] / Nicolas Cauwe, Éditeur scientifique . - Treignes [Belgique] : Centre d'études et de documentation archéologique (CEDARC), 2003 . - 1 vol. (64 p.) : ill. ; 26 cm. - (Guide Archéologique du Malgré-Tout) .
ISBN : 978-2-87149-046-3
Langues : Français (fre)
Catégories : Entités temporelles:Périodisations:Préhistoire:Néolithique
Entités temporelles:Périodisations:Âge des métaux:Âge du BronzeLa chronologie de l'âge du Bronze faisant référence est celle de J.-J. Hatt « Nouveau projet de chronologie pour l’âge de bronze en France » in : Bulletin de la Société préhistorique française, p. 304-306, 1958, vol. 55, no 5-6. (fr)
Entités temporelles:Périodisations:Âge des métaux:Chalcolithique
Entités immatérielles:Méthodes:Technique de fabrication:Métallurgie:Transformation du métal
Lieux:Entités actuelles:Europe:EspagneTags : Espagne Néolithique Chalcolithique âge du Bronze agriculture céramique métallurgie Exemplaires (1)
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 493 ESP 002 Livre Bibliothèque Espagne Exclu du prêt Life and death of Angoumoisin, type dolmens in west-central France Architecture and evidence of the reuse of megalithic orthostats / Ard, Vincent in Bulletin de la Société Préhistorique Française, T. 113 n°4 (Octobre-Décembre 2016)
[article]
Titre : Life and death of Angoumoisin, type dolmens in west-central France Architecture and evidence of the reuse of megalithic orthostats Type de document : texte imprimé Auteurs : Ard, Vincent, Auteur ; Mens, Emmanuel, Auteur ; Poncet, Didier, Auteur ; Cousseau, Florian, Auteur ; Defaix, Jérôme, Auteur ; Mathé, Vivien, Auteur ; Pillot, Lucille, Auteur Année de publication : 2016 Article en page(s) : pp. 737-764 Langues : Français (fre) Catégories : Entités temporelles:Périodisations:Préhistoire:Néolithique
Activités:Domaines d'activités:Production et transformation:Architecture:Mégalithisme
Lieux:Entités actuelles:Europe:France:France métropolitaine:Poitou-Charente:CharenteTags : Néolithique Ouest de la France mégalithisme tombe à couloir prospection multi-méthodes paysage réemploi de monolithes Résumé : Au Ve millénaire, le Centre-Ouest de la France voit l’apparition des dolmens de type angoumoisin : tombes à couloir à chambre quadrangulaire caractérisées par un investissement important du travail de la pierre (Burnez, 1976). À l’occasion d’un programme collectif de recherche et de valorisation (2012–2015), de nouvelles données ont été obtenues grâce à des fouilles, des prospections multi-méthodes et des analyses technologiques et architecturales.
Intégré dans un paysage profondément modifié par l’homme, les monuments mégalithiques sont le reflet d’une volonté de marquage social et territorial. Des prospections géophysiques réalisées pour la première fois sur et autour des monuments ont révélé des structures inédites qui participent à la monumentalisation du paysage tout comme les enceintes du monde des vivants.
Les fouilles des dolmens de la Petite Pérotte et de la Motte de la Jacquille (Fontenille, Charente) ont permis de préciser la nature pétrographique et l'origine géographique des monolithes et de mettre en évidence des choix architecturaux. La tradition du travail de la pierre typique des dolmens de type angoumoisin se traduit dans les techniques de transformation du calcaire. Le débitage et l’équarrissage des orthostates produit des blocs aux dimensions standardisées. La transformation de la pierre s’attache ensuite à dresser les faces visibles grâce à un travail de martelage. Ce dernier est parfois suivi d’un lissage, voire d’un début de polissage sur les blocs les plus investis. La technique du champlevé est systématiquement utilisée dans l’art pariétal et s’inscrit parfaitement dans l’exigence de cette tradition technique. En fin de chaîne opératoire, les pierres les plus ouvragées sont réservées à certaines zones du monument et font l’objet d’une véritable mise en scène. À la Motte de la Jacquille, c’est la paroi la plus lisse qui fait face à l’entrée. Cette même paroi bénéficie d’un éclairement naturel alors que le reste de la chambre reste dans la pénombre. Ces éléments d’observation vont dans le sens de la présence d’une segmentation de l’espace. Au centre du dispositif de la tombe, la chambre funéraire est constituée d’orthostates jointifs et bien dressés de façon à créer un espace parfait au détriment du couloir. Ce dernier reste beaucoup moins investi et sert finalement de « faire-valoir » à la chambre. Tout concourt à la mise en scène des parois visibles de la chambre funéraire, comme en témoigne la fabrication de la porte en pierre de la Motte de la Jacquille, exemplaire unique dans le mégalithisme européen. Ce travail dépasse de simples préoccupations esthétiques, au profit d’un authentique codage symbolique des parois.
L’une des avancées les plus significatives est la découverte de nombreux anachronismes de construction dans la chambre funéraire de la Motte de la Jacquille. Au total, dix orthostates sur les vingt que compte le monument portent des preuves ou des indices forts en faveur de la présence d’un épisode de réemploi, perceptible notamment par la présence de rainures d’emboitement inactives sur certains orthostates. Ces cas sont uniquement observés dans la chambre et dans la partie du couloir proche de cette dernière. Il est pratiquement certain que les blocs proviennent d’une autre chambre funéraire, et non du démantèlement d’un couloir, où les monolithes n’ont pas le même niveau de finition. Les bords avec rainures d’emboîtement et parois dressées sont l’apanage des chambres funéraires. Toutes ces anomalies montrent qu’une ou plusieurs chambres funéraires ont été réemployées dans la construction du monument de la Motte de la Jacquille. Un dolmen a bel et bien été recyclé dans un autre dolmen. Cet exemple est le premier cas démontré d’orthostates de chambre funéraire en réemploi dans une autre chambre funéraire. Différents scénarios peuvent être proposés pour expliquer les motivations d’un tel geste de recyclage. Un premier scénario serait le démontage d’un premier monument éloigné géographiquement de la Motte de la Jacquille. Il est fort probable que ce premier monument au moment de son démontage ne soit ni abandonné, ni vidé de son contenu. On en déduit une suite de gestes. D’abord, il est nécessaire d’enlever une partie du cairn puis la table de couverture. Cette dernière est-elle abandonnée ou elle-même recyclée ? Dans un second temps, il faut « gérer » les dépôts humains, sont-ils abandonnés ou déplacés dans une autre structure ? Ensuite, il faut dégager les orthostates sans les casser, avant de les transporter vers le nouveau lieu de construction. On constate que le mode opératoire d’un réemploi d’orthostat de chambre funéraire est beaucoup plus complexe que celui d’un menhir ou d’une stèle gravée. Le second scénario privilégie le démontage d’une chambre funéraire déjà construite à la Motte de la Jacquille et sa reconstruction selon un plan différent. Cette hypothèse s’appuie sur un cas avéré de réaménagement d’une chambre funéraire en place dans le monument E2 de la nécropole de Bougon (Mohen, 2002). À Bougon, la chambre funéraire initialement ronde a, dans un deuxième temps, été transformée en un espace quadrangulaire. Ces transformations de chambre ont d’ailleurs été possiblement plus nombreuses que ce seul cas avéré, à l’image des réaménagements de tumulus qui se chiffrent par dizaine (Joussaume, 2003). En termes de chaîne opératoire, le démontage suivi d’une reconstruction sur place implique la plupart des gestes évoqués dans le premier scénario sauf le transport, à moins d’envisager une reprise en sous œuvre. Le scénario d’une reconstruction in situ est privilégié et enfin confronté à des exemples ethnographiques.
in Bulletin de la Société Préhistorique Française > T. 113 n°4 (Octobre-Décembre 2016) . - pp. 737-764[article] Life and death of Angoumoisin, type dolmens in west-central France Architecture and evidence of the reuse of megalithic orthostats [texte imprimé] / Ard, Vincent, Auteur ; Mens, Emmanuel, Auteur ; Poncet, Didier, Auteur ; Cousseau, Florian, Auteur ; Defaix, Jérôme, Auteur ; Mathé, Vivien, Auteur ; Pillot, Lucille, Auteur . - 2016 . - pp. 737-764.
Langues : Français (fre)
in Bulletin de la Société Préhistorique Française > T. 113 n°4 (Octobre-Décembre 2016) . - pp. 737-764
Catégories : Entités temporelles:Périodisations:Préhistoire:Néolithique
Activités:Domaines d'activités:Production et transformation:Architecture:Mégalithisme
Lieux:Entités actuelles:Europe:France:France métropolitaine:Poitou-Charente:CharenteTags : Néolithique Ouest de la France mégalithisme tombe à couloir prospection multi-méthodes paysage réemploi de monolithes Résumé : Au Ve millénaire, le Centre-Ouest de la France voit l’apparition des dolmens de type angoumoisin : tombes à couloir à chambre quadrangulaire caractérisées par un investissement important du travail de la pierre (Burnez, 1976). À l’occasion d’un programme collectif de recherche et de valorisation (2012–2015), de nouvelles données ont été obtenues grâce à des fouilles, des prospections multi-méthodes et des analyses technologiques et architecturales.
Intégré dans un paysage profondément modifié par l’homme, les monuments mégalithiques sont le reflet d’une volonté de marquage social et territorial. Des prospections géophysiques réalisées pour la première fois sur et autour des monuments ont révélé des structures inédites qui participent à la monumentalisation du paysage tout comme les enceintes du monde des vivants.
Les fouilles des dolmens de la Petite Pérotte et de la Motte de la Jacquille (Fontenille, Charente) ont permis de préciser la nature pétrographique et l'origine géographique des monolithes et de mettre en évidence des choix architecturaux. La tradition du travail de la pierre typique des dolmens de type angoumoisin se traduit dans les techniques de transformation du calcaire. Le débitage et l’équarrissage des orthostates produit des blocs aux dimensions standardisées. La transformation de la pierre s’attache ensuite à dresser les faces visibles grâce à un travail de martelage. Ce dernier est parfois suivi d’un lissage, voire d’un début de polissage sur les blocs les plus investis. La technique du champlevé est systématiquement utilisée dans l’art pariétal et s’inscrit parfaitement dans l’exigence de cette tradition technique. En fin de chaîne opératoire, les pierres les plus ouvragées sont réservées à certaines zones du monument et font l’objet d’une véritable mise en scène. À la Motte de la Jacquille, c’est la paroi la plus lisse qui fait face à l’entrée. Cette même paroi bénéficie d’un éclairement naturel alors que le reste de la chambre reste dans la pénombre. Ces éléments d’observation vont dans le sens de la présence d’une segmentation de l’espace. Au centre du dispositif de la tombe, la chambre funéraire est constituée d’orthostates jointifs et bien dressés de façon à créer un espace parfait au détriment du couloir. Ce dernier reste beaucoup moins investi et sert finalement de « faire-valoir » à la chambre. Tout concourt à la mise en scène des parois visibles de la chambre funéraire, comme en témoigne la fabrication de la porte en pierre de la Motte de la Jacquille, exemplaire unique dans le mégalithisme européen. Ce travail dépasse de simples préoccupations esthétiques, au profit d’un authentique codage symbolique des parois.
L’une des avancées les plus significatives est la découverte de nombreux anachronismes de construction dans la chambre funéraire de la Motte de la Jacquille. Au total, dix orthostates sur les vingt que compte le monument portent des preuves ou des indices forts en faveur de la présence d’un épisode de réemploi, perceptible notamment par la présence de rainures d’emboitement inactives sur certains orthostates. Ces cas sont uniquement observés dans la chambre et dans la partie du couloir proche de cette dernière. Il est pratiquement certain que les blocs proviennent d’une autre chambre funéraire, et non du démantèlement d’un couloir, où les monolithes n’ont pas le même niveau de finition. Les bords avec rainures d’emboîtement et parois dressées sont l’apanage des chambres funéraires. Toutes ces anomalies montrent qu’une ou plusieurs chambres funéraires ont été réemployées dans la construction du monument de la Motte de la Jacquille. Un dolmen a bel et bien été recyclé dans un autre dolmen. Cet exemple est le premier cas démontré d’orthostates de chambre funéraire en réemploi dans une autre chambre funéraire. Différents scénarios peuvent être proposés pour expliquer les motivations d’un tel geste de recyclage. Un premier scénario serait le démontage d’un premier monument éloigné géographiquement de la Motte de la Jacquille. Il est fort probable que ce premier monument au moment de son démontage ne soit ni abandonné, ni vidé de son contenu. On en déduit une suite de gestes. D’abord, il est nécessaire d’enlever une partie du cairn puis la table de couverture. Cette dernière est-elle abandonnée ou elle-même recyclée ? Dans un second temps, il faut « gérer » les dépôts humains, sont-ils abandonnés ou déplacés dans une autre structure ? Ensuite, il faut dégager les orthostates sans les casser, avant de les transporter vers le nouveau lieu de construction. On constate que le mode opératoire d’un réemploi d’orthostat de chambre funéraire est beaucoup plus complexe que celui d’un menhir ou d’une stèle gravée. Le second scénario privilégie le démontage d’une chambre funéraire déjà construite à la Motte de la Jacquille et sa reconstruction selon un plan différent. Cette hypothèse s’appuie sur un cas avéré de réaménagement d’une chambre funéraire en place dans le monument E2 de la nécropole de Bougon (Mohen, 2002). À Bougon, la chambre funéraire initialement ronde a, dans un deuxième temps, été transformée en un espace quadrangulaire. Ces transformations de chambre ont d’ailleurs été possiblement plus nombreuses que ce seul cas avéré, à l’image des réaménagements de tumulus qui se chiffrent par dizaine (Joussaume, 2003). En termes de chaîne opératoire, le démontage suivi d’une reconstruction sur place implique la plupart des gestes évoqués dans le premier scénario sauf le transport, à moins d’envisager une reprise en sous œuvre. Le scénario d’une reconstruction in situ est privilégié et enfin confronté à des exemples ethnographiques.Des premiers paysans aux premiers métallurgistes sur la façade Atlantique de la France (3500-2000 av. J.-C.) / Luc Laporte
PermalinkTemps, espace et mémoire dans les sépultures collectives de Grande-Bretagne - une approche théorique / Sévin-Allouet, Christophe in Bulletin de la Société Préhistorique Française, T. 113 n°1 (Janvier-Mars 2016)
PermalinkUne découverte préhistorique intéressante. Une hache néolithique sur le territoire de Fleigneux / Jean-Pierre Penisson in Terres ardennaises, N°126 (Mars 2014)
PermalinkEncore un témoin de l'occupation néolithique dans la vallée de la Meuse / Jean-Pierre Penisson in Terres ardennaises, N°34 (Mars 1991)
PermalinkN°5-9 - 2014 - La LGV Tours-Bordeaux en Indre-et-Loire (Bulletin de Archéologie en région Centre) / Matthieu Munos
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